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HOMMAGE

à Louis Jourde

décédé le 26 avril 2011

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Jeudi 7 mars 2013                            

Note aux médias, à Mesdames et Messieurs les Parlementaires et Mesdames et Messieurs les Elus des bassins d’emploi du département. 

Objet : Rectificatif  et demande d’intervention suite à l’annonce de la volonté du Président de Région de fermeture du lycée professionnel Vercingétorix de ROMAGNAT.

 

Mesdames, Messieurs,

 Non il n’y pas de décision de fermeture de ce lycée et de transfert des structures pédagogiques au lycée Lafayette ou au lycée Roger Claustre, contrairement à ce qu’a pu relayer la presse et la télévision !

     Malheureusement, l’énorme confusion générée par la démarche de Monsieur le Président de Région, alors qu’à ce stade, la question n’a jamais été présentée, instruite et débattue en  assemblée territoriale et l’emballement administratif et médiatique surréaliste qui a accompagné la venue de Monsieur le Président de la République sur l’agglomération clermontoise, ont décuplé l’indignation et la colère des personnels et des élèves de l’établissement mais aussi plongé les familles, les professionnels et les élus locaux de nos territoires dans l’incompréhension totale. Des pratiques surprenantes de gestion centralisée et une obsession de la maîtrise de l’image n’ont-elles pas conduit à de graves dérapages ?

 Non le lycée n’est pas vétuste ou en difficulté, c’est même un établissement à taille humaine très performant !

Il accueille 450 élèves de la 3ème au BTS selon les sections, y compris de jeunes handicapés, dans les filières de la Maintenance industrielle, de l’Electrotechnique et des métiers de la Communication Graphique et Imprimée qui est l’un des cinq centres sur le territoire national. L’établissement refuse tous les ans des candidatures dans toutes les spécialités, héberge 180 internes, y compris d’un autre lycée et entretient  des partenariats privilégiés avec des centaines d’entreprises au travers des stages lourds et des contrats, comme avec la Banque de France ou la Marine Nationale, entre autres. Il est aussi un pilier de notre économie locale. Il a simplement besoin d’un entretien normal et régulier, dans le cadre de la compétence obligatoire du Conseil Régional.

 Non ce n’est pas une question d’économies, ce serait même tout le contraire, un gaspillage indigne de l’action publique !

     D’une part le chiffre de 20 millions d’euros donné en pâture à la presse et qui a varié (et pour cause) de 7 millions d’euros la même journée,  ne repose en réalité sur aucune étude précise et alternative, tant sur la faisabilité technique du transfert des structures pédagogiques qu’au niveau du chiffrage de travaux d’amélioration. Un  premier métré, commandé dans la plus grande confusion, a eu lieu en l’absence du personnel sur les plateaux techniques du lycée de Romagnat le mardi 26 février, soit 12 jours après l’annonce. Une pratique politique inacceptable.

D’autre part, Monsieur le Président de Région et la vice-Présidente en charge de la formation se sont bien gardés d’expliquer à la presse que les cuisines, le self et le restaurant scolaire ont été reconstruits à neuf il y a 4 ans et entièrement ré-équipés ou que la Région vient d’acheter en octobre 2012 une presse à imprimer de 400 000 € (publicité aux olympiades des métiers oblige) qui a nécessité des aménagements pour un montant de 50 000 €.

 Non ce n’est pas une question de coût de fonctionnement ! Le problème est ailleurs.

 La DGF attribuée au lycée est d’un peu moins de 300 000 €  par an, pour 450 élèves formés, pour un budget de cette collectivité présenté à 679 000 000 € pour 2013.Très sensibles aux difficultés budgétaires des collectivités, c’est avec beaucoup d’attention que nous avons écouté l’exposé de Monsieur le Directeur Général des Services de la Région qui a développé par procuration, pour le moins surprenante compte tenu de son statut, un argumentaire politique sur le sujet. Hélas ce fut un concentré de tout ce que nos concitoyens ne supportent plus en politique.

 -         Le déni de responsabilité. L’endettement : la faute à la majorité précédente avec la grande halle,   Vulcania…

 -         La mauvaise foi. Annonce de montants, à coup de millions d’euros, correspondant à des devis et des études techniques qui n’ont jamais été réalisés.

 -         Les dérives d’un pouvoir centralisé. L’annonce de fermeture présentée comme officielle et la constitution de groupes de travail, utilisant des agents territoriaux et des fonctionnaires d’état, pour régler les modalités pratiques d’une décision administrative de fermeture et de transfert qui n’existe pas. La proposition n’a encore jamais été présentée au Conseil Régional. Vote prévu le 25 juin.

 -         Une attitude déloyale. « L’Etat étrangle les régions. La dotation est encore réduite de 10 millions pour la région Auvergne cette année ». Quel dommage que ce point de détail du programme de gouvernement ait échappé à Monsieur SOUCHON et à ses colistiers qui ont dépensé leur énergie pendant des mois pour le promouvoir !

 -         Une amnésie de circonstance : Silence total sur la part de l’endettement et surtout le niveau de charges à compté de 2014 qui sont liés aux grands chantiers du mandat. Oublié le niveau d’engagement sur le haut débit ? Oublié le chantier pharaonique de l’hôtel de région, sans aucune équivalence nationale? Structure nécessaire à une meilleure organisation des services mais dont le coût induit par les choix est aujourd’hui astronomique. De 4300 à 5500 €  au mètre carré, selon les différentes sources du Conseil Régional, pour un montant total provisoire avoisinant les  80 000 000 €. Pour mémoire la construction exemplaire du grand lycée du bâtiment, PJB, lui aussi HQE a coûté 57 000 000 € pour accueillir 1200 élèves.

 

Considérant dans le même temps les sommes nécessaires à l’entretien normal et régulier des lycées, combien faudra-t-il fermer de lycées, chaque année pour honorer les orientations de l’exécutif régional ?

 Non cette affaire ne concerne pas uniquement le conseil régional !

             Monsieur le Président René SOUCHON qui est manifestement très soucieux du développement du haut débit, a-t-il pris conscience de la puissance des réseaux sociaux ? Lycéens, étudiants de BTS et de classes préparatoires, que l’on envisage de chasser des internats de l’agglomération pour libérer les places ou personnels, quelle que soit leur catégorie, éprouvent une colère immense et justifiée par les éléments développés ci-dessus. Ils n’ont plus aucune confiance dans l’action politique.

L’indignation gagne chaque jour des centaines de jeunes et moins jeunes qui répondent et se mobilisent, dans l’agglomération, dans la région mais aussi au niveau national. Ils sont aujourd’hui plus de 3 000 et le processus est exponentiel. Nous allons tout droit vers l’embrasement au sein des communautés éducatives, lycéennes et étudiantes de l’agglomération clermontoise et placer notre territoire sous les projecteurs nationaux pour illustrer l’application pratique de la priorité donnée à l’éducation par le gouvernement, en fermant des lycées et les efforts « très particuliers » de la région Auvergne en tant de crise et de grandes difficultés pour nombre de nos concitoyens. 

 

Nous sommes tous concernés et responsables, nous devons réagir pour stopper des initiatives qui vont discréditer un peu plus l’action politique et déstabiliser notre démocratie. Jusqu’où ?

 Nous vous remercions de l’attention que vous voudrez bien porter à la situation évoquée ci-dessus et aux conséquences q’elle est susceptible de générer.

 

Recevez, Mesdames et Messieurs les journalistes, Mesdames et Messieurs les élus, nos salutations citoyennes. 

Les personnels enseignants du lycée Vercingétorix.