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SANTÉ : ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ SOMMAIRE DE LA PAGE: Réadaptation Textes officiels - jour de carence des fonctionnaires - Résultats de l'enquête 2011/2012 sur les conditions de travail dans les établissements de la Région. Dossier souffrances mentales - Rapport sur la santé au travail des enseignants - Etat de santé des enseignants : fragilité accrue…- L’irruption des maladies de l’environnement - Passez le Tress test "CGT"- Enquête - ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ Edito Stress, harcèlement, discrimination…. Toute cette souffrance mentale n’a pas vraiment de visibilité sociale. Souvent, il faut attendre l’arrêt maladie, voire le suicide pour percevoir une partie du problème. Dans de nombreux cas, ces symptômes sont gérés individuellement, et considérés comme devant être réglés comme tels. Les perceptions font que c’est la personnalité qui est mise en cause, « trop fragile », « pas faite pour ce travail », « pas assez virile » etc. Ce processus, quasi accepté de tous, assimilé à une conséquence fatale, ne renvoie qu’à la réparation par la médicalisation, certes nécessaire, mais surtout ferme les portes à toutes recherches possibles sur les causes. Ainsi, l’accepter pour conséquence, c’est accepter la reproduction, la reconduction de cette souffrance sur un(e) autre. C’est se priver de tous les moyens et outils pour empêcher, prévenir, assurer le bien être physique, mental et social de chacun, sur son lieu de travail. N’est-ce pas ce que chacun est en droit d’attendre de son travail ? Cette brochure a pour objectif d’aider à réfléchir sur les souffrances mentales et leurs causes, à travailler sur les interventions collectives possibles pour gagner ce qui ne devrait jamais se négocier : le respect de l’intégrité physique et mentale des salariés. Ferc Cgt Travail Santé ouvrir ce dossier
septembre 2007 Rapport sur la santé au travail des enseignantsPour aller à l’essentiel, nous allons supposer connus quatre documents : . le rapport de la dernière réunion de la commission Santé de l’UNSEN du 04.05.07, . le compte-rendu de l’enquête « Pénibilité » auprès des enseignants (projet Saturne), . l’article sur le sujet du Perspectives n° 89, . le rapport sur les risques psycho-sociaux qui vous a été envoyé en juin 2006.
Notre dernière réunion datant de 2004, cela signifie que la commission rapporte devant la commission exécutive une fois tous les trois ans. Le champ du syndicalisme égrène un certain nombre de questions : salaires, notations, postes, mutations,… qui constituent les questions visibles. La santé constitue l’invisible. Or, la santé est un angle pour regarder ces questions. La santé c’est la souffrance au travail, les conditions de travail, l’organisation du travail, le management.
I – L’état de santé des personnels
a) Les thèmes qui sont remontés sur ces trois ans : . le stress, le harcèlement, . la pénibilité du travail en lien avec le recul de l’âge de la retraite, . le réemploi/la réadaptation, . l’amiante, . la sérénité, le DUE, . les accidents de trajet en lien avec les temps partagés.
b) L’état de santé des enseignants s’est dégradé Comme celui des ATOSS, une foule de clignotants se sont allumés, ne serait-ce que les appels téléphoniques de jeunes enseignants souhaitant démissionner. Je rappelle les quatre grands domaines de maladie : . les pathologies anxio-dépressives, . les dysphonies, . les lombalgies, . le cocktail de maladies des PLP d’atelier.
II – Une administration plus à l’écoute ?
a) L’interpellation de la Cours des Comptes Dans un récent rapport, celle-ci a posé au ministère la question suivante : « Pourquoi 32 000 enseignants ne sont pas devant les élèves ? ». Cette étude de l’absentéisme, dans le cadre d’une gestion de plus en plus serrée des effectifs, a conduit aux questions des décharges, du remplacement et de la montée des risques psycho-sociaux. De ce fait, la Cours des Comptes a posé une question subsidiaire au MEN : « Pourquoi n’atteignez-vous pas les 6 % ? ». Cela a conduit au nouveau dispositif réemploi-réadaptation décentralisé aux recteurs.
b) Les risques psycho-sociaux Nous ne reviendrons pas sur les trois pages transmises aux SDEN en juin 2006 (sauf qu’aucune remarque n’est jamais remontée !). L’expression est apparue dans le plan de la prévention du MEN 2005/2006. Elle va des agressions au « burn-out » de l’enquête MGEN. La pression des familles, des élèves et du management aboutit à une crise du sens du travail scolaire donc de l’identité professionnelle des collègues. Combien osent dire : « Je n’y arrive pas ? » tandis que monte la consommation de tranquillisants, analogue au phénomène de dopage des cadres. Face à la montée multiforme de cette souffrance au travail, dans une réalité globale d’isolement et de diminution du collectif, la seule stratégie possible des collègues est la mise à distance du travail pour relativiser ses effets. Nous mettons en hypothèse de discussion dans l’organisation cette idée : il y a aujourd’hui dans nos professions une tendance au désinvestissement du travail. …/…
III – La victoire électorale de N. Sarkozy, les projets gouvernementaux et la santé des enseignants
a) Les projets de X. Darcos tels qu’exposés dans son rapport à N. Sarkozy du 10 mars 2006 comportent, en gros, trois grandes mesures concernant les personnels : . revoir la typologie des métiers, . l’annualisation, . le soutien scolaire : travailler plus pour gagner plus ; et deux grandes mesures concernant les établissements : . la suppression de la carte scolaire, l’autonomie.
Nous résumerons les trois premières en un mot : flexibilité et les deux autres en : concurrence. Du point de vue de la santé, cela ne peut conduire qu’à une aggravation des conditions de travail, une montée des conflits locaux avec les chefs d’établissement qui appliqueront avec zèle les mesures, et une nouvelle détérioration de la santé des personnels les plus fragiles. Tout se passe comme si X. Darcos devait provoquer une remobilisation des enseignants par l’allongement du temps de travail, la pression managériale et la mise en concurrence pour contrer la lame de fond du désinvestissement dont nous avons fait l’hypothèse.
b) La réponse syndicale Nous assistons à la multiplication de situations de collègues « en perte de vitesse » que les DRH poussent à la démission, à la mise en retraite pour invalidité ou pour lesquels on « bricole » des emplois du temps avec des camouflages d’arrangements « amiables ». Avec la détérioration mécanique des conditions de travail, ces situations vont croître et les collègues vont chercher du secours auprès des organisations syndicales. Certes, il nous appartient d’aider à résoudre ces situations individuelles. D’un autre côté, leur multiplication peut conduire à prendre tellement de temps et d’efforts que cela paralyse partiellement l’organisation. Tout le problème est d’inventer les réponses collectives qui sont les seules à même de transformer cette suite de cas en mouvement de transformation de la réalité. La contradiction est la suivante, X. Darcos va se présenter comme « à l’écoute » des problèmes. Dans son rapport, il y a déjà plusieurs paragraphes, très justes quant au ton, sur l’isolement des enseignants. Il ne faudrait pas, en quelque sorte, que « le mouvement », « la rupture », « la créativité » soient de son côté, et « la crispation sur les acquis », du notre. Et ce d’autant plus, qu’il est capable de reconnaissances symboliques fortes auxquelles des collègues seront sensibles dans le même temps où elles seront sans conséquences pécuniaires.
c) Trois propositions 1. Partant de la réponse spontanée d’une dizaine d’établissements marseillais qui ont constitué un collectif pour chercher des réponses à la violence, nous proposons une démarche qui consisterait à faire s’exprimer la pénibilité du travail (voir note ci-jointe) au travers de réunions locales, régionales puis nationale (style Assises sur le Travail), se terminant par un cahier de revendications. 2. Avec les retraités, faire une enquête sur les maladies professionnelles qui se sont déclarées après leur départ à la retraite. 3. Budgéter trois réunions de la commission (au lieu d’une seule) par an, afin de faire un plan de travail plus suivi.
Pour la commission Jean-Pierre Cotton ------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Etat de santé des enseignants : fragilité accrue…
Le ministère a consacré des moyens importants à dresser « Un état de santé des personnels de l’éducation nationale ». Les chiffres sont sortis pour le premier degré et montrent que 45,8 % de ces personnels ont eu un arrêt maladie (ou maternité, rappelons que 77,81 % sont des femmes) dans l’année avec un ratio : nombre total de jours de congés/ Nombre de personnes de 19,5 j/an. Si on enlève les congés maternité les femmes s’arrêtent en moyenne plus que les hommes ( 13,79 jours contre 9,64 jours) ce qui recouvre sans doute les jours qu’elles prennent en plus pour garder un enfant malade. Si on considère les chiffres par tranche d’âge on constate une montée des congés avec la maternité ( 21,92 j/an pour les moins de trente ans et 25,91 pour la cohorte 30/ 39 ans ). Si on enlève les congés maternité les arrêts augmentent avec l’âge c’est à dire avec l’usure du travail ( 8,09 j/an pour les moins de trente ans et 16,99 pour la cohorte 50 / 59 ans ). Les congés sont plus fréquents dans les établissements sensibles. Le rapport des médecins de prévention ( dernier rapport connu 2001 / 2002 ! ) outre la grande misère de la médecine des personnels ( un médecin de prévention suit en moyenne 24 000 personnes autant dire qu’il ne suit rien du tout ) dit que « les consultations spontanées, à la demande des agents, sont près de deux fois plus nombreuses que les consultations à la demande de l’administration ». Autrement dit les gens se savent menacés et se tournent vers une médecine du travail même si celle-ci est défaillante. 33 242 visites ont ainsi été recensées et 8784 soit 25 % ont fait l’objet d’un aménagement de poste ou d’un certificat d’inaptitude ( sans doute beaucoup d’ATOSS). Ce faible nombre de visites engendre « une sous-déclaration des maladies professionnelles…C’est notamment le cas des affections comme la surdité, les allergies respiratoires ou cutanées touchant les professeurs de lycée professionnels ». En gros il y a trois grands types d’affections des enseignants : -les pathologies anxio-dépressives. L’académie de CRETEIL enregistre une montée de ces maladies avec une descente dans les tranches d’âge ( avant dans la tranche des 40/49 ans aujourd’hui dans celle des 30/39 ans ). -les lombalgies notamment chez les profs de gym et les institutrices d’écoles maternelles ( le port des tous petits ). -les tensions musculo - squelettiques et les affections péri-articulaires associées ou non pour les PLP ( les plus touchés) à des surdités ou des affections liées à la poussière. Et pour tous, une grande toile de fond : les dysphonies c’est à dire le forçage de la voix dans des conditions d’exercice plus difficiles. On ne peut réfléchir aux problèmes de santé sans les mettre en parallèle avec la flexibilité croissante d’un système en crise qui engendre le stress et la précarité. Comme le dit Monique BENEZET dans un rapport au ministre : « Les personnels ont l’impression d’assister plus ou moins impuissants à des transformations du travail dont ils ne parviennent plus à saisir la logique…Or faire du mauvais travail dégrade l’image de soi…alors que le défaut de reconnaissance de ce travail est récurrent…Les agents réagissent par des stratégies protectrices comme la mise à distance par un désengagement progressif. » Dit autrement soit on investit sa hargne dans la lutte, soit on somatise les difficultés et on médicalise. Jetez votre PROZAC et syndiquez vous ! JP COTTON ------------------------------------------------------------------------------------------------------------- L’irruption des maladies de l’environnement
Le 12/ 02 / 04 le premier ministre a reçu le plan santé-environnement. Ce plan est un bon indicateur de l’explosion des problèmes de santé ( entre nous le déficit de l’assurance maladie est non pas conjoncturel mais structurel ) : infections liées aux changements climatiques et aux pollutions urbaines, cancers liés aux perturbateurs endocriniens ( métaux lourds, benzène, hydrocarbures, rayonnements, dioxines ), allergies respiratoires, risques reprotoxiques dûs entre autres aux produits phytosanitaires, risques neurotoxiques ( solvants, plomb, aluminium), bruit, risques liés à la pollution de l’eau et des habitats intérieurs. L’accent va être mis sur le développement de l’expertise ( la France très en retard en épidémiologie va-t-elle se doter « d’une discipline spécialisée en science environnementale » ? ) et « le développement d’une culture de santé environnementale ». En fait la dégradation de l’environnement n’est que l’externalisation des conditions de production des entreprises. Le syndicalisme, traditionnellement centré sur l’intérieur, sur le lieu de production, doit prendre en compte aussi l’environnement dans la mesure où on ne peut produire aux dépends des conditions de survie du vivant lui-même. Il y a là une nouvelle approche pour le mouvement syndical. La question sociale et la question écologique ne font qu’un. ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Stress test
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